Human Rights Day
10 December 2008
Human Rights Day is observed by the international community every year on 10 December. It commemorates the day in 1948 the United Nations General Assembly adopted the Universal Declaration of Human Rights.
The formal inception of Human Rights Day dates from 1950, after the Assembly passed resolution 423 (V) inviting all States and interested organizations to adopt 10 December of each year as Human Rights Day.
When the General Assembly adopted the Declaration, with 48 states in favor and eight abstentions, it was proclaimed as a "common standard of achievement for all peoples and all nations", towards which individuals and societies should "strive by progressive measures, national and international, to secure their universal and effective recognition and observance". Although the Declaration with its broad range of political, civil, social, cultural and economic rights is not a binding document, it inspired more than 60 human rights instruments which together constitute an international standard of human rights. Today the general consent of all United Nations Member States on the basic Human Rights laid down in the Declaration makes it even stronger and emphasizes the relevance of Human Rights in our daily lives.
The High Commissioner for Human Rights, as the main United Nations rights official, and her Office play a major role in coordinating efforts for the yearly observation of Human Rights Day.
Yaounde Centre celebrates the 60th anniversary of the Universal Declaration in Gabon
From the 5th to the 12th of December 2008, the United Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa organized weeklong activities to commemorate the 60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights.Pre-celebration Manifestations
In collaboration with the local network of journalists for the promotion of Human Rights, the Centre sensitized pupils and students of three primary, secondary and professional training schools namely: Ecole pilote urbaine du centre, Ecole Superieur des Arts et Métiers (ESAM), and the Institut Superieur des Technologies (IST). The sensitization focused on the Universal Declaration of Human Rights as the fundamental document, the foundation of human rights. It also aimed at raising the awareness of the students on human rights basics and introducing them to the work of the United Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa. 70 primary school pupils and 300 secondary and professional school students were informed on the origin of the Universal Declaration and the contribution it has made in shaping human life since its adoption by the General Assembly of the United Nations in 1948.
Prior to the sensitization tour of schools, a round table discussion on the theme of the celebration “Dignity and Justice for all of us” was organised on Monday December 8th and was broadcast on Africa no. 1 with a view to reaching a wider public and creating more awareness on the 60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights.
Human Rights Day
On Wednesday December 10th (International Human Rights Day), the Regional Representative of the UN High Commissioner for Human Rights and Directress of the United Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa granted a tripartite press conference with the Gabonese Vice Prime Minister incharge of Human Rights Paul Mba Abesole and the Representative of the Secretary General of the Economic Community of Central African States Pierre ATOMO NDONG. The Conference that brought together some 35 journalists and 30 members of the diplomatic corps and civil society was an opportunity to construct a joint framework for advancing the course of Human Rights in Gabon in Particular and the sub region in General. The question of human Rights was presented by all Speakers as central to all political, economic, social and cultural development. Some members of the civil society denounced relaxed public action on human rights issues and called for profound self examination when it comes to human rights within the sub region. On the state of Human Rights in the sub region, the Regional Representative laid emphasis on the recommendations of last February’s periodic review of Gabon and wished that these recommendations are taken into consideration by the Gabonese authorities. This, according to her, is one of the ways the human rights situation can be improved in the country.
To wrap up this week of manifestations, the Regional Representative faced journalists in an Africa no.1 one hour talk show program “Une heure pour convaincre” which was broadcast on Saturday December 13th 2008. The program gave the Regional Representative the opportunity to expound on the key issues that hamper Human Rights promotion in the sub region such as the absence of peace and stability in some countries and the difficulty of others to live up to the engagements they have taken vis a vis international Human Rights Instruments. She reiterated the role of the Centre to accompany states in the realization of their Human Rights agenda and showed optimism for the future of Human Rights in the sub region if promises made by states are kept.
Conférence de presse du 10 Decembre 2008 à Libbreville
Propos liminaire de la Représentante Régionale du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à la Conférence de Presse conjointe marquant la célébration du 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
Libreville – GABON, 10 décembre 2008
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Monsieur le Secrétaire Général de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC)
Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique ;
Chers collègues du système des Nations Unies ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Non Gouvernementales ;
Chers amis de la Presse,
Mesdames et Messieurs,
« On a du mal aujourd’hui à imaginer le changement fondamental que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a représenté lors de son adoption il y a 60 ans. Dans un monde d’après-guerre marqué par l’Holocauste, divisé par le colonialisme et déchiré par les inégalités, une charte énonçant le premier engagement mondial et officiel en faveur de la dignité et de l’égalité inhérentes de tous les êtres humains, indépendamment de leur couleur, de leur croyance ou de leur origine était une initiative pleine d’audace. »
La Haut-commissaire aux Droits de l’Homme (sortant), Mme Louise Arbour
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a été adoptée par les Etats membres des Nations Unies en 1948. Ce document, le plus traduit au monde, souffle aujourd’hui ses 60 bougies. Cet anniversaire doit être pour nous une occasion unique de rappeler à tous ce que ce document a donné aux êtres humains que nous sommes, le sens d’une vie meilleure.
Le 10 décembre commémore le jour de 1948 durant lequel l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en vue de combattre l'oppression et la discrimination. Au lendemain d'une guerre mondiale dévastatrice, qui avait été le théâtre des pires actes de barbarie jamais commis dans l'histoire de l'humanité, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme énonçait pour la première fois de façon détaillée les droits et les libertés individuels. Pour la première fois également, il était reconnu à l'échelle internationale que les Droits de l'Homme et les libertés fondamentales s'appliquaient à tous et en tout lieu. Dans ce sens, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme constitue un progrès remarquable dans l'histoire de l'humanité. Elle continue aujourd'hui d'influencer la vie des populations et d'inspirer, dans le monde entier les actions et la législation en faveur des Droits de l’Homme.
L'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme a tout de suite été saluée comme un véritable triomphe, né de l'intégration de régimes politiques, de systèmes religieux et de traditions culturelles très divers, voire contradictoires. Pour la première fois dans l'histoire, la communauté internationale a adopté un document considéré comme ayant une valeur universelle – "l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations". En estimant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde, le Préambule reconnaît l'importance pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales d'un cadre juridique relatif aux Droits de l’Homme.
Aujourd’hui, les Droits de l’Homme sont au centre de tous les débats et réflexions, tant au niveau régional qu’international. Plusieurs autres instruments sont nés de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme pour traiter des droits spécifiques et constituent un cadre légal pour une justice internationale.
Le thème
Le thème de cette année 2008, « Dignité et justice pour tous », renforce la vision de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) en tant qu’engagement en faveur de la dignité et de la justice universelles. Il ne s’agit ni d’un luxe ni d’un vœu pieu. La DUDH et ses valeurs fondamentales – dignité humaine inhérente, non-discrimination, égalité, équité et universalité – s’appliquent à tous les êtres humains, en tout temps et en tout lieu. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, document vivace et vivant, nous concerne tous, sans exception.
Ce thème met en exergue la question de la dignité et de la justice pour tous, en particulier pour ceux qui sont en détention. C’est la raison pour laquelle nous organisons avec le Vice pm cette conférence de presse. Au cours de l’année 2009 nous organiserons des sessions de formation et de sensibilisation pour les gardiens de prisons afin qu’ils prennent conscience du respect des Droits de l’Homme et de la dignité humaine et plus spécifiquement celle des détenus.
Nous souhaitons également discuter, avec les autorités judicaires, de l’accès des détenus à une justice équitable, transparente et pratiquée dans des délais raisonnables. Cela est nécessaire, surtout dans une période où notre région éprouve des difficultés à cause des conflits.
Message
Nous avons tous le droit et le devoir de faire connaître la DUDH comme instrument original fondamental des Droits de l’Homme. Comme l’a dit le Secrétaire Général en prélude à ces manifestations ; « Nous avons le devoir de veiller à ce que ces droits deviennent une réalité vivante – qu’ils soient connus, compris et exercés par tous et en tout lieu. C’est souvent ceux qui ont le plus besoin que leurs droits fondamentaux soient protégés, qui ont également besoin d’être informés de l’existence de la Déclaration – et du fait qu’elle existe pour eux ».
Le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale, en partenariat avec le réseau Gabonais des journalistes pour les Droits de l’Homme, ont, dans cet optique, organisée une tournée dans les établissements scolaires de Libreville afin de sensibiliser les élèves et étudiants sur la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Plusieurs autres activités ont été menées dans le cadre de ce partenariat. C’est l’occasion pour moi de dire merci et de féliciter la presse pour sa contribution à la vulgarisation de ce document depuis des décennies. Grâce a vous, la communauté internationale est au courant des atteintes aux Droits de l’Homme dans le monde entier. Il est également important que les droits des journalistes soient respectés et protégés. En effet, les journalistes sont très souvent les sujets de violations diverses dans l’exercice de leurs fonctions. Comme indique l’article 19[1] de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui s’adresse aux journalistes en premier lieu, je vous encourage à faire valoir votre droit à la liberté d’expression et à promouvoir le droit à l’information de tous.
La sous-région Afrique centrale a besoin d’écrire une nouvelle page dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme. Le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale, créé à la demande des états membres de la sous-région en 1998, est à votre disposition afin de continuer à appuyer les gouvernements dans leurs programmes de développement d’un cadre national et régional de promotion et de protection des Droits de l’Homme.
60 ans après l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, nous ne pouvons pas oublier que chaque jour comporte des défis qui doivent nous amener à réfléchir à l’avenir et aux moyens de faire progresser la dignité humaine dans notre sous - région.
Je vous remercie.
[1] (Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit)
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